Poème pyrénéen abusé

Un poème écrit là-bas qui aurait été envoyé par carte postale… si je ne l’avais pas fini juste maintenant. C’est abusé, il était quasi fini. Le jeu de mot est de Momo. Pour la petite histoire, y’avait une buse qui planait souvent dans les parages en criant. « Ma » buse. Y’avait « des » buses même, plein partout. « Mes » buses d’ailleurs je précise.

Pour la suite de la petite histoire, avant de la voir « ma » buse, on l’a entendue le premier matin dans le lit. On se demandait ce que c’était comme oiseau, on aurait dit une volaille bizarroïde. Je savais pas que ça faisait ce bruit là, les buses normandes de ma jeunesse étaient silencieuses…

MA BUSE

Ci git dans son gîte
La petite Mélina
(et son petit Momo)
Accompagnés des cris
De ma buse
– « Ta buse ? T’abuses ! »
– « MA buse !
Si je ne m’abuse,
Elle plane dans les airs
Rien que pour me plaire »

Sarrancolin juillet 2008 / Courbevoie août 2008
© Cartoonita – Land of Myself

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Bon c’est pas tout. Je viens de passer des heures à faire le ménage dans les photos de vacances et préparer des posts pour vous montrer tout ça (bientôt !). Plus quelques minutes à terminer et recopier ce « fast poèm »… Mais on est samedi et qui dit samedi dit défi… Il serait temps que je me magne de transformer mon brouillon d’idée en chef d’œuvre de littérature (si Dieu veut… Oups j’avais oublié que je ne croyais pas en Lui/Elle !)

Tourterelle contre Petit chien

« Tourterelle, je vais te bouffer.
Quoi ? Par un pylône de 3 mètres nous sommes séparés ?
Et aussi haut, je ne sais pas sauter ?
Et ne sais pas non plus voler ?
Pas grave, je n’en ai que faire,
Je persévère ! »

Petit chien s’impatiente, Tourterelle ne bouge pas.
Lequel des deux va se lasser le premier ?
La tourterelle perchée ou le petit chien à l’arrêt
… ou la spectatrice, qui sait ?

Pendant ce temps-là, Tourterelle pensait :
« Petit chien, je vais te narguer.

Je vais continuer
A ne pas bouger,
Te faire mariner,
Sans même te regarder. »

« Ouaf, ouaf, viens, je t’attends ! »

« Ah, Petit chien, je suis fatiguée
Vas-tu enfin te lasser de me regarder,
De me guetter, de t’exciter et d’aboyer ?
Tu ne crois quand même pas, petit roquet,
Que je vais descendre à tes pieds
Pour me faire bouffer ? »

Et la tourterelle s’est envolée
Poursuivie par les aboiements irrités
De ce petit chien toujours excité
Qui n’abandonne jamais,
Complètement obsédé,
Toujours à l’affût d’un oiseau à pourchasser

Qui aurait cru que les phobies
D’un petit chien gris
Puissent inspirer de la poésie ?
Eh bien, il faut croire que si !

Oui, ce petit chien gris,
C’est Viky.
Il n’est pas vraiment gris…
Mais pour les besoins de la poésie
J’ai décidé que si
Car ça rime mieux ainsi

Merdouille, elle est reviendue la tourterelle
Les yeux de Viky de nouveau rivés sur la belle
Peut-être que la nargueuse et fière Tourterelle
Voulait une nouvelle strophe rien que pour Elle

Fin avril 2007

Chez mes parents, dans les Deux Shèvres,

Sur une chaise, dans le jardin, au soleil

En regardant Viky scruter et s’exciter devant une tourterelle
qui s’était perchée sur le pylône du téléphone

© Cartoonita – Landofmyself