Aux origines flûtesques

Je crois que la première fois que j’ai eu envie de jouer de la flûte traversière c’est en écoutant ce morceau de Jethro Tull. Je me rappelle encore la cassette dans la voiture quand j’étais petite.

Bon c’est pas pour tout de suite que je vais l’égaler le Maître… Y’a du boulot avant que je parvienne à maîtriser le souffle et produire des sons qui ne soient pas à mourir de rire !

L’aiguilleur du fredonnage

Aujourd’hui, l’aiguilleur a dirigé dans mes cordes vocales :

  • « …par la poudre et le canon, en comptant chaque seconde, car ce jour est le plus long… »
  • « …tu m’as fait travailler sans assez m’payer, sans assez m’payer, et je suis épuisé de toutes ces corvées, de toutes ces corvées, mamamané mamamané mamamané balata… on verra ça… »
  • « … je crois t’avoir vu… Boulevard de Vérone… bonde ou brune, la trouvais-tu mignonne… »
  • « … rue des étoiles…  après Jupiter… »

Ce neurone DJ de mon cerveau m’a fait fredonner respectivement le «Jour le plus long» appris au collège, puis «On verra ça» de Touré Kunda, que j’entendais petite à la maison, pour arriver à deux chansons entendues à la radio ces derniers temps et dont je ne connaissais ni le titre ni l’auteur jusqu’à tout à l’heure (merci Google) : «Rue des étoiles» de Grégoire, «Je recherche» de Mauss. Avec 1000 excuses aux chansons oubliées entre temps.

toure-kunda

Étrangement, cela n’empêche pas de chantonner de ne connaître qu’un dixième des paroles, voir même pas la langue… Le ridicule ne tue pas ! Mais ce qui m’intrigue le plus c’est pourquoi on se met à fredonner ? Et surtout comment sont choisies les chansons ?? Ô aiguilleur du fredonnage, nous réveleras-tu un jour tes mystères ?

Bal(l)ade dans le temps

Une petite balade dans le temps pendant que je me balade dans l’espace ?
Dis, on peut partir en vacances dans le passé ? Ce serait cool…

Mes pensées se baladent vers le baladeur-cassettes de mon adolescence. Qui m’a suivi un bon moment. Je retrouve le petit carton qui contient mes cassettes et l’ouvre…

Je regarde les titres des cassettes : Mohamed’s music, Eternal music, English varietes, Touré Kunda, Musique RFM, Depeche Mode, Mike Oldfield, Brassens, Dan Ar Braz, Lynda Lemay du coq à l’âme, Best of Love, Archach, Direstraits, …

Il y a de la musique qui a bercé mon enfance comme Dire Straits, des paroliers comme le Maître Brassens, des découvertes plus récentes comme Lynda Lemay (merci Jojo), …

Plein de souvenirs.

La mini-chaine… Et les cassettes, c’était génial. On se faisait des compils maison. Je trouvais ça super de pouvoir enregistrer des chansons de la radio, de cassettes & vinyles. Je me rappelle de soirées à côté de la chaîne, le doigt prêt à appuyer sur le bouton REC lorsque j’entendais le début d’une chanson que j’aimais. Et après on se faisait des montages.

Souvenirs… Lui et moi. Lorsque nous nous sommes rencontrés. Des moments, tous les deux, amoureusement lovés en écoutant de la musique des années 80. Une rencontre aussi musicale. Il m’a fait découvrir « Lady in red » de Chris de Burgh, « Ne me quittes pas » de Brel. Et bien sûr de la musique berbère, comme lui, comme Archach. Je me souviens aussi du jour où je lui ai fait écouter « Le pays » de Gilles Servat, qui avait résonné en lui.